


‘‘Tous pourris !’’. C’est en résumé le message que j’ai trouvé l’autre matin dans la boîte aux lettres de ma permanence. Son rédacteur y soulignait l’insupportable cynisme des ces députés qui expriment en public leur indignation pour les parachutes dorés dont bénéficient les ‘‘managers’’ des entreprises du CAC 40, tout en s’accordant en catimini, juste avant de quitter l’hémicycle, de juteuses indemnités de chômage, rendant ainsi plus sensibles encore les efforts demandés au peuple pour sortir le pays de

Lors de l’inauguration de
Je ne sais pas ce que c’est que cette zone rouge, puisqu’un tel classement résulte de calculs fumeux sur la reconstitution de la crue de 1930. Je devine cependant qu’il s’agit là d’une zone dangereuse.
Mais alors pourquoi avoir pris le risque d’exposer la vie de résidents rendus dépendants par l’âge ? A l’évidence, le représentant de l’Etat ne peut avoir pris une décision aussi monstrueuse, sans avoir vérifié au préalable qu’il n’était pas plus dangereux de vivre là qu’à proximité immédiate des volcans d’Auvergne et sans avoir acquis la certitude que les PPR n’étaient rien d’autre qu’un amoncellement calamiteux de pitreries administratives (la drôlerie en moins et l’obscurantisme en plus !). Et s’il avait voulu en faire la démonstration imparable, il a brillamment réussi.
Ce qui pose la question subsidiaire de la qualité du personnel politique en place. Comment a-t-il pu accepter sans réagir, les contraintes inutiles infligées à la population par quelques mercenaires de passage, dans le but de masquer - 77 ans après la grande crue – leur incapacité à concevoir d’autres moyens de lutte que ceux de répartir la pénurie en période de sécheresse et de donner l’alerte lors des inondations, en dépit de l’énormité des moyens financiers mobilisés par la collectivité publique ?
Point n’est besoin d’être un fanatique de rugby pour comprendre qu’une équipe n’a aucune chance de gagner un match, si les avants au prétexte qu’ils sont plus forts et plus puissants, s’entêtent à priver de ballons la cavalerie des lignes arrières. Et point n’est besoin d’être un spectateur avisé pour prédire qu’une équipe de pétanque ne peut pas envisager de gagner la partie si le ‘‘tireur’’ s’escrime à retirer les points gagnés par le ‘‘pointeur’’, au prétexte qu’il pourra mieux ainsi ‘‘tutoyer le cochonnet’’. Chacun de nous à conscience que dans tous les actes de la vie quotidienne ‘‘on réussit mieux ensemble’’.
Pas en politique ! Dans ce domaine, au contraire, tous les candidats veulent nous faire croire que la solution à la crise actuelle passe par l’affrontement d’une partie des Français contre l’autre. Tous, sauf François Bayrou, qui défend l’idée qu’il faut au contraire faire travailler ensemble toutes les compétences de ce pays, qu’elles soient de droite ou de gauche. ‘‘Cela ne marchera pas !’’ croient pouvoir prédire ceux qui, dans chaque clan, ne rêvent que d’en découdre et tout récemment encore la députée sortante de la première circonscription du Tarn-et-Garonne lors d’un dîner débat organisé par le MEDEF local. A l’écouter, François Bayrou ne présenterait aucun intérêt puisqu’il n’a ni programme, ni majorité, ni équipe. Et d’appeler à voter pour le favori des sondages ……
Or, ce ne sont pas les propositions qui font défaut à François Bayrou, bien au contraire puisque pendant deux ans il a multiplié les colloques, les débats et autres tables rondes, réunions qui ont permis l’information de tous les militants et facilité les réactions. Et ce n’est pas une majorité de députés qui manquera à François Bayrou s’il est élu président, puisque le peuple saura bien lui donner le moment venu, comme il l’a fait à tous ses prédécesseurs, le nombre de parlementaires qui se réclameront de lui. D’ailleurs, à en croire certaines photographies de vacances en Corse, parues dans la grande presse nationale, les initiatives de rapprochement des députés sortants ont déjà commencé. Enfin, l’UDF est un parti politique potentiellement aussi riche en personnalités de valeur et aussi démocratique que tous les autres.
Ainsi la seule question que doivent se poser ceux qui hésitent encore sur le choix dimanche prochain est la suivante : veulent-ils ou non d’un Sarko à la présidence de la République ? Si oui, il leur faut voter pour lui c’est légitime. Mais dans les autres cas, il leur faut voter François BAYROU. C’est lui le vote utile. Et ça c’est limpide !

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