Elle prend surtout une tournure très désagréable dans la mesure où nous quittons le débat d’idées, pour s’en prendre aux personnes. C’est ainsi par exemple qu’une feuille de chou court le Web selon laquelle, j’aurais démissionné de la SEMAEM parce que j’aurais eu à faire face à de multiples jours de grève. En réalité, j’ai pris la direction de la SEMAEM pour honorer une promesse que j’avais faite avant les élections de 2001 sans être demandeur. Je suis parti à la retraite le mois de mon 65ème anniversaire, mon successeur étant déjà sur place, j’ai pu mettre fin ‘‘en interne’’ aux agissements critiquables de deux agents de maîtrise qui se croyaient intouchables parce qu’ils cumulaient leur fonction avec celle de délégués syndicaux et enfin, je n’ai eu à déplorer aucun jour de grève. De surcroît, il m’arrive encore de recevoir la visite de quelques responsables syndicaux qui n’hésitent pas à venir me saluer par courtoisie et pour prendre conseil.
Enfin, je voulais servir ma ville gratuitement et si j’y suis parvenu en partie seulement, c’est parce que certains conseillers municipaux ont cru bon de m’interroger par voie de presse, ce qui a eu pour conséquence directe de faire chuter le dispositif dont j’étais convenu avec ma hiérarchie. Je n’attendais par de remerciements et je n’en ai pas eu, mais c’est vrai aussi que je ne m’attendais pas à encourir de critiques. Sans doute est-ce la loi du genre …. !
par Jacques Larroque
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par Jacques Larroque
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Nous avons demandé à Jacques LARROQUE, candidat de l’UDF Modem sur la première circonscription, ce qu’il pensait de l’initiative prise par le président des radicaux de gauche, à l’issue de son entretien avec le président de la République.
Nicolas Sarkozy veut réduire François Bayrou au silence. C’est pourquoi il s’est d’abord rapproché des Radicaux de Gauche pour qu’ils essaient de recréer avec leurs cousins Valoisiens (UMP) de Jean Louis Borloo un ‘‘centre à sensibilité sociale’’, puis des députés sortants de l’UDF - qui ont cru bon d’aller à la soupe sous la conduite d’Hervé Morin – pour qu’ils initient sans attendre un autre ‘‘centre à sensibilité économique’’. Ainsi coincé entre deux ‘‘centres’’ complémentaires, l’UDF MODEM ne pourrait plus survivre en dépit du nombre des ses militants et de l’importance des suffrages réunis par son leader lors du scrutin présidentiel. D’autant que, sans même attendre le début de la nouvelle campagne officielle, les sondages prédisent un nombre tellement réduit de députés issus de sa tendance, que François Bayrou ne pourrait pas créer un groupe à l’Assemblée Nationale et deviendrait inaudible. J’analyse donc toutes ces manœuvres du vainqueur comme l’expression de la peur intense que lui a inspiré ces derniers mois et lui inspire encore le leader centriste.
‘‘Nicolas Sarkozy ne veut pas voir François Bayrou’’ croit savoir le député sortant de la seconde circonscription. Cela tombe bien lui non plus ! Que pourrait bien avoir à se dire l’ancien maire de Neuilly, tellement ‘‘friqué’’ qu’il en arrive à croire que tout s’achète et tout se vend et un paysan Béarnais, pauvre certes, mais qui ne courbe jamais la tête. Et comment le second pourrait-il faire allégeance à un président devenu si puissant qu’il peut, sans être sanctionné, ramener l’âge de la majorité pénale à 16 ans afin d’envoyer les jeunes délinquants se faire redresser en prison et, par la nomination d’Hervé Morin au ministère de la Défense, faire rentrer notre société dans l’ère du cynisme magouilleur. C’est pourquoi, si soutenir Nicolas Sarkozy pour qu’il tienne ses promesses électorales dans l’intérêt des Français peut s’analyser comme une démarche authentiquement démocratique, lui faire confiance au point de lui signer un chèque en blanc - alors qu’il concentre désormais plus de pouvoirs que n’en avaient les rois de France – relève par contre du militantisme politique le plus obscur. Et si les candidats du Modem sont restés fidèles à François Bayrou et sur les valeurs qu’il porte, c’est bien parce qu’ils n’entendent transiger sur rien, en tout cas pas sur leur liberté de vote.
avec Caroline BENAC, ma suppléante
par Jacques Larroque
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